Découvrez les 20 communes de l'agglomération de Colmar

L'agglomération de Colmar s'étend de la plaine du Ried jusqu'aux premiers contreforts vosgiens, là ou se cultivent la vigne dont les raisins font parmi les meilleurs vins d'Alsace. La diversité de ses paysages, la richesse de son patrimoine, qu'il soit viticole, architectural ou culturel font de ce territoire un endroit idéal pour un séjour réussi en Alsace.

Découvrez les communes de l'agglomération de Colmar :

Andolsheim

Fondé entre 693 et 710, le village d'Andolsheim est mentionné pour la première fois en 767 sous le nom d'Ansulfisheim. Il tient son nom d'Ansoal, abbé de Munster, qui devint plus tard évêque de Strasbourg.
Le 17 juin 764, Waldrade remet à son frère l'abbé Fulrad la villa d'Ansulsisheim que celui-ci rattache au prieuré de Lièpvre qu'il vient de fonder.
Le village est environné de riches terres alluviales. En 870, l'Alsace passe sous le contrôle du roi de Germanie par le traité de Meerssen conclu entre Charles le Chauve et Louis le Germanique, et devient ainsi le centre de la civilisation rhénane. Au XIIe siècle, la région d'Andolsheim échappe à la domination des Habsbourg en devenant la propriété des seigneurs de Horbourg. Sigefroi d'Andolsheim paraît en 1187, comme témoin d'une donation du comte Louis de Ferrette en faveur de l'abbaye de Pairis. Au XIIIe siècle, la moitié du village dépend du Mundat de Rouffach.
La bourgade change de main en 1324 et passe aux comtes de Wurtemberg, puissante famille issue du duché de Souabe en 1135 et qui règne sur les terres du sud-ouest de l'Allemagne. Les ducs en 1495, embrassent la Réforme qui à partir de 1535 gagne peu à peu une population de tradition catholique à la religion protestante. En 1648, Louis XIV s'empare des terres des Habsbourg par les traités de Westphalie mais le comté de Horbourg, indépendant, en reste exclu. Ce n'est que partie remise puisqu'en 1678, Louis XIV décide par le traité de Nimègue d'accentuer la politique de réunion de l'Alsace à la France, et en 1680, un arrêt rattache Andolsheim à la couronne de la France. Les intendants du roi ont alors le souci de restaurer la religion catholique. Ils prononcent le simultaneum en 1687. L'église d'Andolsheim est désormais consacrée au culte catholique et au culte protestant.

Patrimoine

  • Église luthérienne : la Réforme luthérienne est introduite par les ducs de Wurtemberg en 1538. L'église prend le vocable saint Georges au moment de l'adoption du simultaneum en 1687. Le simultaneum est interrompu après la construction de l'église catholique en 1883.
    La tour-chœur date du XIIIe siècle. La nef est construite vers 1650. Le portail occidental est daté de 1737. La façade est remaniée en 1838. Une restauration intérieure est faite en 1985.
  • Église catholique Saint-Georges: elle a été construite entre 1882 et 1883 pour supprimer le simultaneum.
Blason d'Andolsheim
Blason d'Andolsheim
Vue aérienne du village

Bischwihr

Le village se trouve sur l'emplacement d'une ancienne route gauloise, comme en témoignent quelques bornes milliaires qui jalonnent encore la contrée. Au XIIe siècle, le village est une dépendance de l'évêque de Bâle et ce n'est qu'à partir de cette époque que le village est nommé précisément. L'évêque y perçoit la dîme et y possède des terres. Des couvents sont également possessionnés dans le bourg : celui de Sainte-Croix-en-Plaine, d'Unterlinden et de Sainte Catherine à Colmar, de même que le chapitre Saint-Martin, les chevaliers et les dominicaines et les chevaliers de Saint-Jean. Plus tard, c'est le seigneur de Horbourg qui administre le village. Puis vers 1324, le village passe entre les mains des comtes de Wurtemberg qui le confient en fief au Seigneur de Ribeaupierre qui à leur tour le cèdent aux nobles de la famille des Rathsamhausen. En 1400, les Horbourg confient de nouveau le village à Smassman de Ribeaupierre. Au début du XVIe siècle, le Dinghof - cour domaniale - est aux mains de Jacques de Rottemburg et de sa femme. La Réforme est introduite dans le village jusqu'alors catholique en 1536. La reconquête catholique n'a lieu qu'à partir de 1687 après la guerre de Trente Ans. L'intendant de Louis XIV, Louvois, exige le patronage sur l'église, ce qui contraint les protestants à se rendre dans le village voisin de Fortschwihr pour assister au culte. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le village est l'objet de violents bombardements lors des combats de la poche de Colmar, en 1945.

Patrimoine

  • Maison de 1755, 55 Grand-Rue.
  • Église Saint-Joseph (1851).
Blason de Bischwihr
Église Saint-Joseph

Fortschwihr

Comme tous les villages se terminant par wihr, Fortschwihr a été une ferme romaine « villare », lorsque les romains étaient en Alsace de 56 avant JC à 486 après JC. Fortschwihr apparaît dans les textes au XIVe siècle sous différents noms : Volraczwiller (1315) ; Volratswihr (1363,1374) ; ... Ces noms viendraient du prénom Volrat ou Fulrad (abbé de Saint-Denis au VIII e siècle).

L’exécution d’une fouille de sauvetage (automne 1997) avant la réalisation d’une opération immobilière (« Le Jardin de Fleurette » ) a renouvelé la datation de l’implantation de la communauté villageoise. La découverte d’une sépulture à incinération du II° siècle indique que le site était occupé dès l’époque gallo-romaine. L’exhumation d’une nécropole mérovingienne (fin VII e siècle) et carolingienne (fin VIII e siècle)  attestent l’implantation durable de la population.
Le nom du village n’est cependant cité qu’au début du XIV e siècle. Il appartient alors aux seigneurs de Horbourg avant d’être cédé en 1324 aux comtes de Wurtemberg. On trouve mention de l’église Saint-Laurent de Fortschwihr dès 1315. La paroisse faisait partie de l’évêché de Strasbourg, chapitre rural de Marckolsheim. La Réforme fut introduite entre 1534 et 1536 par Georges Ier de Wurtemberg, comte de Montbéliard et de Horbourg, seigneur de Riquewihr.
En 1534, le comte Georges de Wurtemberg introduit la Réforme et la paroisse devient protestante.

Patrimoine

Eglise Saint-Laurent :  L’église Saint-Laurent de Fortschwihr est mentionnée dès 1315. La paroisse faisait partie de l’évêché de Strasbourg, chapitre rural de Marckolsheim. La Réforme fut introduite entre 1534 et 1536 par Georges Ier de Wurtemberg, comte de Montbéliard et de Horbourg, seigneur de Riquewihr.

Le premier pasteur, Adam Gundelmann, arriva en 1544 et l’église fut utilisée par les protestants jusqu’en 1687. Avec la révocation de l’édit de Nantes, une cure  royale est créée par Louvois dans les villages qui comptent plus de sept familles catholiques. L’église de Fortschwihr se voit donc appliquer le simultaneum : le chœur est attribué aux catholiques. Deux fois par an, lors des rogations et à Saint-Laurent, le bâtiment servait au culte catholique.
L’église fut démolie en 1860 à cause de sa vétusté et un nouvel édifice la remplaça en 1863.

Dans la nuit du 29 au 30 janvier 1945, une grande partie de l’église est détruite, à l’exception du clocher. Reconstruite après la guerre, elle est consacrée en 1956 et se verra dotée en 1958 d'un orgue du facteur Mulheisen et d'une nouvelle cloche.


En 2002, la volonté concertée de la commune de Fortschwihr, des deux communautés religieuses et la générosité des habitants ont permis une restauration de l’intérieur de l’église et la réalisation dans le chœur d’une remarquable peinture murale d’Olivier Wagner.
Blason de Fortschwihr
Eglise Saint-Laurent

Herrlisheim-près-Colmar

Herrlisheim-près-Colmar se trouve bâti sur un chemin celte qui conduit de la plaine d’Alsace aux Vosges. Par la suite, une route romaine y passa comme le prouvent les objets de bronze, les urnes et les tombes trouvées sur le ban communal. Au VIIIe siècle, Herrlisheim est cité sous le nom de Herleichesheim, habitation de Herleicho, (prénom germanique), plus tard encore il devint Herlesheim et Herrlichesheim. Cette dernière dénomination peut être traduite par : «  endroit charmant ».
En 1225, après l’extinction des comtes d’Eguisheim, Herrlisheim passa aux évêques de Strasbourg, puis aux seigneurs de Hattstatt. Les conflits et les guerres se succédèrent des siècles durant. Né à Hattstatt, en 1510, Nicolas de Hattstatt meurt en 1585. Il est le dernier de cette lignée. Herrlisheim  tourne une page importante de son histoire.

Patrimoine

  • Église Saint-Michel et son clocher gothique du XIVe
  • Tour des voleurs ( Place de l'Eglise. Elle servait de prison et de tour d’eau dès 1370.)
  • La tour des sorcières (Chemin des Peupliers)
  • Porche de 1613 (8 rue Principale)
  • Ancienne gare
  • Le Waschbach (ancien lavoir restauré)

Horbourg-Wihr

Riche d’un passé historique remontant à l’Empire romain et aux premiers siècles de notre ère, elle est néanmoins résolument tournée vers l’avenir et saura vous séduire par ses possibilités d’hébergement, son environnement campagnard calme et verdoyant, ses nombreuses activités culturelles et sportives.
Horbourg-Wihr a un patrimoine gallo-romain souterrain considérable. Les premières fouilles remontent au XVIe siècle. Situé sur l'Ill, à un croisement d'axes importants, le site est occupé par les Romains dès le 1er siècle après Jésus-Christ.
Le IVe siècle voit s'ériger le castellum, fortification de première importance dans le système de défense du Rhin supérieur.
Argentovaria était-elle située à Horbourg ? La plupart des historiens l'admettent.
Au Moyen Âge, les sires de Horbourg érigent leur château sur les ruines du castellum. Au XIIe siècle, ils sont capables d'affronter les plus puissants seigneurs de la région tels les comtes d'Eguisheim. En 1324, Walter et Burckhard, sans descendance, vendent toutes leurs possessions à leur oncle le comte Ulrich de Wurtemberg. En 1543 le comte Georges 1er fait reconstruire le château de Horbourg. Son fils, le duc Frédéric 1er, le fait réaménager en 1597 par l'architecte Heinrich Schickhardt. Le château est démantelé par Turenne en 1675, sur ordre de Louis XIV. Le comté de Horbourg est confisqué par le roi de France puis rendu aux Wurtemberg. Il est rattaché à la France en 1796.

Patrimoine

  • Église Saint-Michel : L'église Saint-Michel est d'origine romane par son clocher carré du XIVe siècle. lle abrite d'intéressantes peintures murales du XVIe siècle (classées monument historique) qui retracent la vie de Sainte Marguerite et représentent également les quatre évangélistes et les Pères de l'Eglise. Des visites sont organisées les samedis, dimanches et jours fériés des mois de juillet et d'août de 15 h à 18 h. En savoir plus...

  • Église catholique : La communauté catholique est très importante au Moyen-Âge, l'église romane était l'église mère de Colmar. Détruite en 1593, elle est reconstruite en 1594 par l'architecte Heinrich Schickhardt. Sous les ducs de Wurtemberg, le sanctuaire est protestant. Par la suite, elle est utilisée par les deux communautés, catholique et protestante. En 1897, une nouvelle église de style néo-gothique est construite à l'emplacement actuel par l'architecte Von Tugginer, mettant fin à l'utilisation commune (simultaneum) par les deux communautés.

  • Église protestante : L'église protestante est reconstruite en 1907 à l'emplacement de l'ancienne église simultanée par l'architecte Karl Winter (Regierungs-Baumeister à Strasbourg) assisté de l'architecte Gerwig de Colmar. Un état des lieux dressé par le pasteur Herrenschneider avait démontré qu'il ne restait qu'une solution valable : construire une nouvelle église. L'église protestante dispose d'un orgue pneumatique à deux claviers de douze registres installé par la maison Rinckenbach. L'acoustique de cette église permet la tenue de nombreux concerts.

  • Synagogue : La première famille juive s'installe à Horbourg en 1723. A partir de 1748, la communauté juive commence à s'accroître. En 1837, l'ancienne synagogue étant devenue trop petite (la population juive est très importante au XIXe siècle), un nouveau bâtiment est construit. La synagogue, témoin d'une époque qui a compté jusqu'à 299 âmes vives (1875) est aujourd'hui désaffectée.

  • Le pont des Américains : Ce pont est historique. Il fait partie d’un ensemble transporté par les navires alliés, destiné à servir de rampe de débarquement le 6 juin 1944, avant d’être reconverti dans le génie civil une fois la paix revenue. Après la guerre, environ 180 ponts de ce type ont été édifiés un peu partout en France, pour remplacer dans l’urgence les ouvrages détruits. Il demeure à ce jour le seul pont de ce type en Alsace.

  • Les anciennes fermes : Elles sont situées dans la Grand-rue, la rue de l'Eglise, la rue des Ecoles, la rue de la 5e Division Blindée. Certaines sont d'anciennes fermes seigneuriales datant du XVIIe siècle. Elles sont dotées de porches imposants décrivant un arc de plein cintre frappé d'un emblème.

     
Blason de Horbourg-Wihr
L'église simultanée Saint-Michel.
Église Saint-Michel

Houssen

Houssen est mentionné pour la première fois, dans les Archives de Colmar, sous le nom de "Manus Husen" dans un inventaire des biens de l'Abbaye de Pairis daté de 1176. A l'origine Houssen était un fief impérial du Château de Pflixbourg. En 1315, l'Empereur Frédéric de Habsbourg donna le village en gage à Henri de Ribeaupierre. En 1348, l'Empereur Charles IV l'attribua aux Seigneurs de Landskron avec l'accord de Henri de Ribeaupierre, mais en 1350, il revient comme gage aux Seigneurs de Ribeaupierre qui le gardèrent jusqu'à la Révolution Française. Ceux-ci l'avaient successivement donné en fief aux familles Vom Huse, d'Andlau et Vom Rust. Les revenues de Houssen semblent avoir été assez importants puisque deux grandes abbayes y comptaient des biens, celles de Pairis et de Marbach. L'Eglise dépendait de l'Evêché de Bâle. Houssen a beaucoup souffert des deux guerres mondiales, surtout de la seconde. Situé au point névralgique de la "Poche de Colmar" le village a été détruit à plus de 60%. Houssen a été libéré le 25 Janvier 1945 par les Soldats Américains du 7ème R.I.U.S.

Les armoiries évoquent L'Histoire de Houssen. En effet, la croix blanche tréflée figure sur l'étendard rouge de St Maurice, Patron de l'Eglise de Houssen depuis le Moyen-Age. Les trois écussons rouges sont les signes distinctifs de la famille de Ribeaupierre à laquelle Houssen a été lié.

Le nom vient de l'allemand « das Haus » , à savoir « maison, demeure ». En moyen haut-allemand, le pluriel en est « Husen » tandis que, en allemand contemporain, cela donne plutôt « Hausen ». On retrouve les différentes formes en Alsace, en plus des formes ayant résulté des différents processus de francisation : « House » ou « Hause ».
Généralement, on trouve ce terme en suffixe d'un autre nom ou adjectif. Le village de Houssen, dont le nom signifie donc « maisons », est donc une petite exception.

Patrimoine

  • Église catholique ;
  • Sépulture de l'âge du bronze ;
  • Trésor de monnaies gauloises ;
  • Trouvailles romaines ;
  • Cimetière mérovingien.
Blason de Houssen
L'église simultanée Saint-Michel.
L'église Saint Maurice de Houssen

Ingersheim

L'homme est venu très tôt se fixer dans la région d'Ingersheim, des tombes vieilles de plus de 5 000 ans en témoignant. Les Romains ont assuré la prospérité du site en y développant la culture de la vigne. Au VIIe siècle, la localité est mentionnée sous le nom d'Annghisheim.
Différents couvents y possédaient alors des vignes. Devenu territoire habsbourgeois, le bourg fait partie de la seigneurie de Hohlandsbourg. Lazare de Schwendi en fait l'acquisition en 1563. Le village est alors entouré de remparts avec quatre portes fortifiées. Rattaché à la France suite aux traités de Westphalie en 1648, Ingersheim passe à la Ville de Colmar jusqu'à la révolution française.
Au cours du XIXe siècle, avec le développement de l'industrie, la population est passée à 2 500 habitants. Cette évolution s'est poursuivie au XXe siècle malgré les deux guerres qui ont ravagé la cité.
La commune a été décorée, le 12 février 1949, de la Croix de guerre 1939-19451. Après la Seconde Guerre mondiale, Ingersheim fut jumelé à Ingersheim2 (Allemagne) et Mauriac (Auvergne).

Patrimoine

  • L'église Saint-Barthélémy, de style baroque, elle est surmontée d'un clocher roman à bulbe allongé unique en Europe.
  • La chapelle Notre-Dame-de-Lourdes.
  • Oratoire de la famille Bettinger.
  • La Tour des Sorcières (XIIIe siècle)
  • Ancienne mairie (1535-1600), 2 rue de la République. De style Renaissance et possède un clocheton gothique. Ses façades et toitures ainsi que le clocheton font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques.
  • Mairie, Ancien Château des Salomon puis hôpital.
  • Ancien moulin Wackenheim.
  • On y trouve aussi de belles maisons de vignerons
Blason d'Ingersheim
L'église simultanée Saint-Michel.
L'église Saint-Barthélémy d'Ingersheim

Jebsheim

Situé sur une importante voie romaine de Bâle à Seltz, actuellement connu sous le nom de « Chemin païen » (S’Heida stressla) à l’est du village, les soldats ou les marchands de passage faisaient halte auprès de trois puits à balanciers.

Des documents datant de la période de 861 à 896 après Jésus Christ parlaient de Yebinesheim, plus tard de Jepsheim.

Au Moyen Age, la famille de Berckheim et la famille Wetzel de Marsilie avaient choisi le village comme lieu de résidence. A cette époque on y trouvait deux châteaux, deux moulins et deux églises, Saint Martin toujours existante et Saint Ulrich démolie en 1813.

Le village devient Protestant en 1521 en acceptant la réforme.

En janvier 1945 les combats pour la libération de la « Poche de Colmar » font rage, le 28 et 29 janvier Jebsheim connait un des épisodes les plus sanglant de la guerre. Les combats sont acharnés et le centre du village est entièrement rasé.

Afin de ne jamais oublier les 900 morts et les plus de 2000 blessés (américains, français, allemands, autrichiens) tombés ici un monument a été érigé à l’emplacement de l’ancien Moulin.

La ville fut libérée en janvier 1945. Elle donna lieu à une véritable bataille opposant les français du 1er régiment de chasseurs parachutistes (appuyés par des éléments de la Légion étrangère et la 3e DI américaine) au panzergrenadier allemand commandé par le reichsführer SS Himmler en personne. Jebsheim était une des positions clé pour la libération de Colmar. Dans des conditions climatiques très dures, la ville fut prise et reprise de nombreuses fois. Des deux côtés, les pertes furent lourdes. Au bout d’une semaine de combats acharnés, les parachutistes français occupèrent complètement la ville et firent de nombreux prisonniers.

Patrimoine

L’église paroissiale Saint-Martin de Jebsheim est attestée pour la première fois en 891, date à laquelle elle fut offerte par le roi Arnulf au chapitre de la cathédrale de Spire. Dans l’état actuel des connaissances, il est impossible de savoir si les parties les plus anciennes subsistantes datent du 9ème siècle ou du 11ème siècle.

Au courant du 2ème quart du 12ème siècle, le rez-de-chaussée de la tour reçoit une voûte d’ogives. La nef (primitivement composée de trois vaisseaux) est modifiée afin d’avoir une nef unique, au même moment la façade pignon est reconstruite. Un choeur, plus vaste, fut élevé vers 1500 afin de remplacer l’abside d’origine.

En 1533 la réforme a été introduite par les frères Wolfgang et Jacques de Berckheim. L’église semble avoir été pillée lors des conflits de 1670-1680. Une importante campagne de restauration fut menée en 1684. Les murs-gouttereaux de la nef ont été reconstruits en 1779 sous la direction du pasteur Erichson (1725-1794) par le maître-maçon colmarien Martin Hamburger afin de réaliser une vaste salle au décor stuqué.

En 1845, l’ancienne chapelle nord fut transformée en chapelle funéraire afin d’abriter les dépouilles et les monuments sépulcraux des membres de la famille de Berckheim, provenant des deux églises de Jebsheim et en 1931 de leur chapelle de Krautergersheim.

D’après des travaux historiques, l’église fut plusieurs fois restaurée, vers 1856-1857 sous la direction de l’architecte F. L. Laubser (une nouvelle porte de style néo-romane en remplacement d’une porte baroque fut réalisée et le pignon ouest transformé) et la dernière fois en 1892.

Deux incendies successifs détruisirent l’église et fragilisèrent fortement l’édifice durant les combats qui se déroulèrent à Jebsheim en juin 1940. Puis une dernière fois lors des combats de la Libération en janvier 1945.

L’église fut partiellement reconstruite entre 1954 et 1957 par l’architecte en chef de la Reconstruction C. G. Stoskopf et son assistant P. J. Haas. Ils durent remplacer le clocher, qui était trop ébranlé pour supporter une simple restauration. Le mur pignon ouest fut entièrement remonté et les sculptures restaurées ou refaites à l’identique ainsi qu’une nouvelle charpente.

Elle fut inaugurée le 1er décembre 1957 et inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 19 février 1996, pour toutes les parties antérieures au 20ème siècle, ainsi que les verrières et les vestiges des baies de la tour.

(Sources: base de données Mérimée ministère de la Culture et de la Communication – direction de l’Architecture et du Patrimoine base de données Palissy ministère de la Culture et de la Communication – direction de l’Architecture et du Patrimoine)

Blason de Jebsheim
L’église Saint-Martin de Jebsheim

Muntzenheim

Les origines du village sont mal connues. Muntzenheim était  au Moyen-âge  orthographié Monesensisheim : un nom qui pourrait provenir d'un vestige romain (la maison de Munzini) ou de Munzo, un franc fondateur du village. Il est cité pour la première fois à l’époque mérovingienne en 675. Au  Xe siècle, il passe aux mains des comtes de Horbourg. En 1324, Muntzenheim est vendu avec l’ensemble des biens des Horbourg aux comtes de Wurtemberg. Du XIVe au XVIe siècle, les familles des Ribeaupierre et des Wurtemberg  se partagent la jouissance de Muntzenheim. Les Wurtemberg y  introduisent la Réforme luthérienne entre 1544 et 1548, selon la coutume qui voulait que la religion du prince soit également celle de son royaume et de ses sujets. Dans les années 1680, la paroisse subit la loi du Simultaneum, mais elle demeure majoritairement protestante. La cure catholique ne résiste pas à la Révolution.

Lors des combats de la poche de Colmar, la commune est  libérée le 31 janvier 1945 par la 5e division blindée française.

Patrimoine

  • L’église Saint-Urbain : L’édifice construit au XIe siècle présente l’aspect trapu des églises fortifiées, une tour-chœur de type roman est ajoutée au XIIIe siècle. Au fil des siècles,  transformations et rénovations se sont succédé pour aboutir à l’église actuelle. Elle est dédiée à St Urbain, et sert aux cultes protestant et catholique.
  • Dalle funéraire (1692) : Une pierre tombale en grès rose de la fin du XVIIe siècle de Jean-Jacques Walther, pasteur du village et vicaire à la cour des Wurtemberg à Montbéliard, est conservée  à l’intérieur de l’église et est classée aux monuments historiques.
  • Meule (XIXe siècle) : Vestige d’un ancien moulin à huile qui était en fonction jusqu’à la 2e guerre mondiale dans une ferme.
  • La Poste : Elle occupe le bâtiment de l’ancienne gare bâtie sous l’occupation allemande, lors de la mise en place du train reliant Colmar à Marckolsheim.
  • Monument aux morts : Adossé au clocher de l’église, il est construit en 1923 et  est consacré aux morts de la 1ère guerre mondiale. Restauré après la Libération, les noms des victimes des deux guerres sont gravés sur des plaques en marbre.
  • Habitations : Quelques fermes anciennes remarquables à pans de bois, typiques de la région, témoignent de la vocation au départ essentiellement agricole du village.
Blason de Muntzenheim
L'église Saint Urbain
L’église Saint-Urbain de Muntzenheim

Niedermorschwihr

Le village est connu sous le nom de Morswilre dès 1148, nom apparu dans une bulle du pape. Plus tard, au XVIe siècle, la commune est renommée Niedermorschwihr afin de pouvoir le distinguer d'Obermorschwihr qui se trouve près d'Eguisheim. Elle appartenait pour moitié à l'Empire et pour moitié aux Habsbourg.

Aucun vestige visible ne subsistant, la thèse affirmant que le cimetière aurait été fortifié est contestable. Connu pour son clocher vrillé , Niedermorschwihr comporte plusieurs maisons de vigneron avec des magnifiques oriels et a gardé un cachet authentique.

À cheval sur les bans d'Ammerschwihr, de Niedermorschwihr et de Turckheim se trouve la station climatique des Trois-Épis, abritant entre autres un centre d'altitude et de cure de repos. Cette station redynamisée ces dernières années comporte des jardins classés et un point de vue accessible aux personnes à mobilité réduite.

Les Trois-Épis sont nés d'un pèlerinage dédié à la Vierge et fondé en 1491 : en effet, la Vierge y serait apparue à un forgeron d'Orbey, tenant d'une main trois épis de blé, de l'autre un grêlon (augure d'une bonne ou d'une mauvaise récolte selon que les gens se convertiraient ou non)2. Le pèlerinage reprit rapidement, après avoir été interrompu par la guerre de Trente Ans. Un prieuré fondé en 1651 fut supprimé à la Révolution. Le pèlerinage cependant existe toujours.

La commune a été décorée, le 11 novembre 1948, de la Croix de guerre 1939-1945.
Le village est jumelé avec Sérignac-sur-Garonne (France) qui, elle aussi, a la particularité d'avoir une église avec un clocher tors.

Patrimoine

  • L'église Saint Gall : Elle possède un clocher tors qui est une flèche octogonale tordue de droite à gauche de 45° recouverte de tuiles. À l'intérieur de l'église, on peut voir une maquette de la charpente réalisée par les Compagnons du Devoir. Outre cette particularité architecturale, l'église comporte un orgue d'André Silbermann, conçu en 1726, à l'origine pour le Couvent des Dominicains de Colmar.

  • Chapelle Saint-Wendelin

  • De Nombreuses maisons pittoresques
Blason de Niedermorschwihr
L'église Saint Urbain
L'église Saint Gall de Niedermorschwihr

Porte du Ried (Regroupement des communes de Holtzwihr et de Riedwihr)

Le village de Holtzwihr est fondé par les Francs. En 735, il est mentionné pour la première fois sous le nom pré-germanique de Lilenselida lors d’une donation du Comte d’Eberhard à l’abbaye de Murbach. Le nom, Heloldowilare, apparaît en 760 et signifie « ferme de Helold » (prénom germanique).

À compter du XIIe siècle, le village fait partie du Landgraviat de Haute-Alsace sous l’autorité des Habsbourg qui le donnèrent en fief à leurs vassaux. Puis en 1597, il revint au baron de Montjoie. Durant le Moyen Âge, les terres fertiles autour du village sont administrées par différents couvents et ordres religieux tels les abbayes d’Unterlinden, de Pairis et de Sainte-Catherine.

La guerre de Trente Ans frappe durement Holtzwihr et en 1634, le village est confié en administration à la ville de Colmar. La population, aidée d’une forte immigration suisse, s’attache à reconstruire le village. La famille strasbourgeoise de Klingin administrera le village par la suite.

En janvier 1945, lors de l’offensive française pour la libération de Colmar, le village fut détruit en grande partie ; il fut libéré par les troupes américaines et françaises après de durs combats le 27 janvier 1945. La commune a été décorée, le 11 novembre 1948, de la croix de guerre 1939-1945.


Riedwihr apparaît pour la première fois en 1279 sous la dénomination « Rietwilr » Ce village a appartenu aux Habsbourg puis, à partir des traités de Westphalie, à la couronne de France. Des biens y appartenaient aux seigneurs de Horbourg, à l'abbaye de Pairis et à plusieurs couvents dont celui d'Unterlinden. De 1478 à 1709 le village fut tenu en fief par la famille de Ruest, ensuite jusqu'à la Révolution par les Klinglin. L'église, dédiée à sainte Marguerite, a été construite en 1864. Le clocher date de 1882.

La Seconde Guerre mondiale a engendré d'importants dégâts dans le village. Les bombardements de l'armée américaine ont marqué durablement la population. Celle-ci était contrainte de se réfugier dans les bunkers à l'entrée du village. Situés sur le ban de Wickerschwihr, ils sont toujours visibles.

Patrimoine

Mémorial Audie Murphy : Ce mémorial, situé à l'entrée de la forêt communale, rend hommage au courage et à la bravoure du soldat Audie Murphy, tombé dans la forêt du village dans la nuit du 4 au 5 décembre 1944.
Blason de Holtzwihr
Le blason de Riedwihr

Sainte-Croix-en-Plaine

La ville est issue d'une abbaye de femmes, fondée vers 1045 par le comte Hugo d'Eguisheim au sud de son fief, Woffenheim.
En 1049, son fils, Bruno, devenu le pape Léon IX, y consacre la première abbesse et fait don notamment de parcelles de la Sainte-Croix (d'où son nom).
Sainte-Croix-en-Plaine doit son nom et son origine à une abbaye de moniales bénédictines, située près du village aujourd'hui disparu de Woffenheim. Cette abbaye fut fondée entre 1006 et 1035 par le Comte Hugo IV d’Eguisheim et par son épouse Heilwige de Dabo. Leur fils Bruno d’Eguisheim, qui deviendra le pape Léon IX, avait été empoisonné enfant par un crapaud venimeux et resta longtemps entre la vie et la mort. Sa guérison fut attribuée à un miracle qui est sans doute lié à la fondation du couvent par ses parents.
En 1049, devenu pape, il ordonna en personne la première abbesse et consacra l'église et le cimetière en l'honneur de la Sainte Croix. Léon IX offrit à l'abbaye son étole, les vêtements liturgiques qu’il portait pour la consécration de l’abbaye, une bannière et un calice. Mais surtout, il fit don de trois reliques de la Sainte Croix, montées en forme de crucifix, qui sont conservées à l'église aujourd'hui encore. La fondation avait désormais son trésor!

Au début du XIIIe siècle, le couvent et le village furent entourés de murs et de fossés, de sorte que dès 1250 Sainte-Croix-en-Plaine est élevée au rang de la Ville « Oppidum Sanctae Crucis ».
Jadis, trois villages étaient situés autour de Sainte-Croix-en-Plaine : Woffenheim, Dintzheim et Blienschweiller. Mais contrairement à notre cité ils n'ont pas survécu à ces époques troubles et ont aujourd'hui complètement disparu.
De toutes ces périodes, Sainte-Croix-en-Plaine a conservé des vestiges. Ainsi, du mur d'enceinte et du fossé entourant jadis la petite ville, des restes demeurent visibles. L'ancien château, établi sur une motte a disparu à la fin du XVIIIe siècle. Seule une partie en reste, dans l'ancienne école primaire « Le Château ».
Bien avant la période historique, le site occupé aujourd'hui par la ville de Sainte-Croix-en-Plaine avait déjà attiré les hommes.
Les plus anciennes traces d'occupation remontent à 800 av. J.-C. La colonisation se constate vers 700 avant notre ère et se fait nettement plus dense au Hallstatt final (550-475 av. J.-C.).
Vers 450 avant notre ère, la région semble pourtant désertée. Mais tout laisse supposer que cet abandon ne sera qu'épisodique. En effet, les découvertes d'objets montrent que la population locale était en contact étroit avec les peuples de Bourgogne et d'Allemagne de l'Ouest. Le site se trouvait à la croisée de cheminements commerciaux déjà très intenses permettant à l'artisanat local d'acheminer ses productions vers des centres lointains.

Patrimoine

Église Saint-Barthélemy et son orgue Callinet datant de 1840 : L'orgue Callinet est, selon les experts, l'un des plus beaux orgues conservés d'Alsace. Il servit de référence aux frères Callinet pour leur production future tant les facteurs d'orgue le considèrent comme une réussite. Il est l'un des seuls du secteur dont le buffet et la partie instrumentale soient classés monuments historiques : la partie instrumentale a été classée le 6 février 1975, le buffet le 11 décembre 1980.
Le blason de Sainte-Croix-en-Plaine
Orgue Callinet de Sainte-Croix-en-Plaine

Sundhoffen

Le site de Sundhoffen est occupé depuis l’âge du fer (environ 800 avant Jésus Christ) comme l’attestent les fouilles réalisées dans les années 1950 sur les tumuli situés près du Kastenwald (lieu-dit « Bei den sieben Lügen ») et datant de l’époque du Hallstatt.

A l’époque romaine le ban communal est un lieu de rencontre de plusieurs voies de communication.

Le nom du village apparaît pour la première fois en 768 sous la forme « SUNTOR » dans une charte de donation du roi Pépin le Bref à l’abbé Fulrad de l’Abbaye de Saint Denis. Un siècle plus tard on le retrouve dans d’autres chartes sous les noms de « SUNDHOVA » (896) et de >«SUNTHOVEN » (903).

Plusieurs autres abbayes y possédaient des terres telles que l’Abbaye de Munster, l’Abbaye de Saint Trudpert (Forêt Noire), l’Abbaye de Saint-Dié ainsi que différents couvents colmariens (Dominicains, Augustins, Catherinettes).

La cour colongère (le Meierhof) possèdant le droit de haute et basse justice fut achetée par l’évêque de Strasbourg Richwin (916-932) à un Italien nommé Humfrid et offert au Chapitre Saint Thomas qui l’échangea en 1251 avec l’évêché de Strasbourg.

En 1269 le Comte Rodolphe de Habsbourg la reçut en échange. Mais en 1358 elle aboutit après maintes autres transactions aux mains du couvent des Unterlinden de Colmar qui la conserva pendant quatre siècles et demi.

Le village lui-même appartenait au Moyen-Age aux Sires de Horbourg qui en 1324 le vendirent avec l’ensemble de leurs biens au Comte de Wurtemberg.

A partir de cette date Sundhoffen connut le même destin que les autres villages du Comté (Horbourg, Andolsheim, Bischwihr, Fortschwihr, Muntzenheim, Durrenentzen, Volgelsheim, Algolsheim, Wolfgantzen et Appenwihr) et ceci jusqu’à la Révolution.

Patrimoine

  • Temple datant de 1832 et de style néo-classique.
  • Église Saint-Joseph, XIXe : Sundhoffen est l'une des quelque 50 localités d'Alsace dotées d'une église simultanée.
  • Maisons à colombages.
  • Ancienne gare, construite en 1880 par la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine .
Le blason de Sundhoffen
Église Saint-Joseph de Sundhoffen
Église Saint-Joseph de Sundhoffen (XIXe)

Turckheim

D'après les éléments archéologiques trouvés, on suppose que les environs de Turckheim étaient déjà peuplés à l'époque romaine.

Quand les tribus germaniques envahirent l'Empire romain en traversant le Rhin, les Thuringes s'installèrent ici. Leur nom a alors probablement donné celui de la ville : d'abord Thorencohaime puis Thuringheim. Une autre théorie, corroborée par le blason qui dès lors ne serait plus représentatif, mais éponyme, veut l'existence d'une maison forte (heim) à la grande porte (Thur) et au grand anneau (Ring), d'où le nom Thur-ring-heim. Thuringheim appartenait durant le haut Moyen Âge pour partie à l'abbaye de Munster, pour autre partie à la seigneurie de Hohlandsberg (francisé en « Haut-Landsbourg » ou « Hohlandsbourg »), ceci au sein de l'Empire germanique.

En 1312, Turckheim est devenue une ville libre d'Empire. En 1315 a débuté la construction des remparts, qui sont encore aujourd'hui en excellent état. En 1354, la ville disposait déjà des (de) privilèges de ville de même que du (de) droit de tenir marché. Elle rejoignit la même année la Décapole, la ligue des villes libres d'Alsace. À la paix de Westphalie, en 1648, qui mit un terme à la guerre de Trente Ans, la France obtint les possessions des Habsbourg en Alsace. Les villes libres impériales de la Décapole, dont Turckheim, tiennent elles à conserver leur immédiateté d'Empire et refusent de jurer fidélité au roi de France. Celui-ci pratique alors une politique de réunion visant à annexer ces villes, ce qui est obtenu en 1678, lors de la paix de Nimègue.

Entre-temps eut lieu le 5 janvier 1675 une mémorable bataille, entre les armées du roi de France Louis XIV, conduites par le maréchal Turenne, et celles de l'empereur Léopold Ier et du prince-électeur de Brandebourg Frédéric-Guillaume Ier. Celle-ci voit la victoire des troupes françaises malgré leur infériorité numérique.

En 1871, à la suite de la guerre franco-prussienne, la ville rejoignit avec le reste de l'Alsace l'Empire allemand, avant de repasser de nouveau à la France en 1918.

Turckheim est une des seules villes de France où subsiste encore un veilleur de nuit, qui effectue sa ronde tous les soirs à 22 h du 1er mai au 31 octobre, les trois premiers samedis de l'Avent à 22 h, et chaque 31 décembre, à minuit essentiellement pour le folklore et le tourisme. Cet événement est mis en place pour se remémorer une page d'histoire qui avait lieu au XIIIe siècle quand subsistait encore un veilleur de nuit dans le but d'éviter les incendies.

Turckheim possède de nombreuses maisons à colombage, caractéristiques de l'Alsace et de certaines régions allemandes et françaises.

Patrimoine

  • Musée mémorial des combats de la poche de Colmar, 35, rue du Conseil à Turckheim
  • Église Sainte-Anne (monument historique : inscription en 1930).
  • Chapelle des Frères à Butzental.
  • Chapelle de cimetière.
  • Cour domaniale de Münster (XIIIe-XVe siècle).
  • Hôpital (XVIe-XIXe siècle).
  • Ancien hôpital Hospice (XVIe siècle).
  • Hôtel de ville (1598 - XVIIIe siècle) (monument historique : inscription en 1930).
  • Ancien corps de garde et siège de corporation (XVIe siècle) (monument historique : inscription en 1930).
  • Hôtel des Deux Clefs (1620) (monument historique : inscription en 1930).
  • Hôtel de ville (1598).
  • Ancien corps de garde (XVIe).
  • Hôtel des Deux-Clefs (1620).
  • Fontaine (XVIIIe), place Turenne.
  • Auberge À L'Homme Sauvage (XVIIe siècle), située 19, Grand-Rue.
  • Maison du chapelain (XVIe siècle).
  • Maison de Vigneron (1596-1713), située 85, Grand-Rue.
  • Maison (1567), située 62, Grand-Rue.
  • Maison du prévôt (1653).
  • Fontaine (XVIIIe siècle), située place Turenne.
  • Puits du XVIIIe siècle, place de l'église.
  • Ancien lieu de culte israélite. Il n'en subsiste qu'un immeuble ayant servi au culte jusqu'au début du siècle, et transformé aujourd'hui en maison d'habitation.
  • Abbaye de Munster.
Le blason de Turckheim
Église Saint-Joseph de Sundhoffen
Vue aerienne de Turckheim

Walbach

On trouve le nom de Walbach pour la première fois en l'an 1100, puis en 1222 comme étant dépendant de Wihr-au-Val. Situé au piémont des Vosges, les collines qui dominent le village donnent des vues panoramiques exceptionnelles sur toute la vallée de Munster, sur les ruines du Schwartzenbourg, du Hohlandsbourg et du Pflixbourg ainsi que sur les villes de Wintzenbeim, Turckheim et Colmar sans oublier toute la plaine d'Alsace. De nombreux sentiers balisés permettent d'agréables promenades dans les vignes et la forêt environnantes. La forêt communale de Walbach (parc naturel régional des Ballons des Vosges) est le principal revenu de la commune et le lieu privilégié de randonnées toute l'année pour touristes et citadins. Chambres d'hôtes, restaurant-caveau, camping rural, commerce local, viticulteur récoltant, PTT sont implantés au village.

Patrimoine

  • Un beau château monument historique du XIVèrne siècle (exploitation agricole), appelé Burgelin, ancienne propriété des Guirsberg se dresse majestueusement au milieu des prairies. Le Château de Walbach date en grande partie du XIIe siècle. C'est une belle bâtisse à haut pignon avec des murs épais et massifs, dont les habitants actuels ont su donner une nouvelle vie au-delà d'une simple pièce de musée.
  • L'Eglise Saint-Jacques-le-Majeur de Walbach dans laquelle on trouvera un merveilleux Orgue Silbermann, Bois construit par Jean André (ou Johann Andréas) Silbermann (1712-1783) en 1771 pour les dominicaines du couvent Engelporten de Guebwiller
Le blason de Walbach
Walbach
Château et église de Walbach.

Wettolsheim

Wettolsheim, c'est l'Alsace des colombages, des maisons aux couleurs gaies, l'Alsace des flâneries au hasard des ruelles fleuries, l'Alsace gourmande et généreuse qui se découvre aussi bien devant un régal des papilles qu'au cours d'un bavardage à bâtons rompus avec un habitant du cru.
Presque toutes les époques anciennes sont représentées à Wettolsheim.
Dans le quartier des Erlen (jouxtant Colmar) on a retrouvé, parmi d'autres vestiges, des céramiques datant du Rubané Ancien. Dans le canton Kuhweidbrunnen, des restes d'une villa gallo-romaine et un vase contenant plus d'un millier de pièces de monnaie. Enfin, à la limite nord-est de Wettolsheim, on a dégagé des tombes de l'époque mérovingienne, garnies de mobilier tel que des anneaux de bronze entourés d'or, un collier de perles (ambre et pâte de verre), des boucles damasquinées...

Patrimoine

  • Grotte de Lourdes grandeur réelle : Mgr François-Xavier Schoepfer (1843-1927), évêque de Tarbes et de Lourdes de 1899 à 1927, fit ériger en 1912, sur l'emplacement de sa maison natale détruite par un incendie le 10 août 1911, une copie de la grotte de Massabielle à Lourdes fidèle dans sa forme et ses dimensions naturelles. La statue même de la Vierge repose sur une pierre extraite de l'endroit où l'Immaculée Conception apparut à Sainte Bernadette Soubirous en 18588. La grotte, située en plein centre du village sert aujourd'hui encore de cadre à de nombreuses cérémonies religieuses.
  • Église Saint-Rémy et son orgue
  • le presbytère et le cimetière.
  • Châtelet du Hagueneck : classé monument historique, le château de Hagueneck a été édifié vers la fin du XIe siècle sur un éperon rocheux à 420 mètres d'altitude dans un vallon au-dessus du village. Il est propriété de la commune qui l'a acquis en 1912 pour 42 000 Mark-or. Le donjon de ce château est accessible aux promeneurs.
  • Fontaine de la place du Général De Gaulle.
Le blason de Wettolsheim
Wettolsheim
Château et église de Walbach.

Wickerschwihr

Occupé à l'époque hallstattienne, entre 750 et 450 av. J.-C., le site a livré un bracelet à boules terminales actuellement au musée Unterlinden, à Colmar.
Mentionné pour la première fois en 728, Wickerschwihr fait partie jusqu'en 1837 du territoire de Holtzwihr, dont il suit l'évolution historique. Le village est ainsi cité lors de la donation du comte Eberhard à l'abbaye de Murbach. Le comte fait partie de la famille des ducs d'Alsace, résidant à Eguisheim. Au XIe siècle, Wickerschwihr passe sous l'autorité des princes de Habsbourg. Les terres de Wickerschwihr sont fertiles, et ses fermes sont pour la plupart des possessions de différentes fondations religieuses de la région, telles l'abbaye de Marmoutier, les chevaliers de Saint-Jean, les couvents de Sainte-Catherine…
En 1585, la lignée de Hasttatt étant venue à s'éteindre, Wickerschwihr devient la propriété des barons de Montjoie. En 1639, la localité est, tout comme Holtzwihr, confiée par les Suédois à l'administration de Colmar.
Lors de la seconde Guerre mondiale, le village, évacué le 8 juin 1940, est envahi dès le 16 juin par les Allemands. Il sort à moitié détruit des combats de la poche de Colmar, le 27 janvier 1945. La commune retrouve ensuite son équilibre entre le maintien de cultures traditionnelles –pomme de terre, chou, et agriculture céréalière.
Les armes de Wickerschwihr se blasonnent ainsi :
« D'or au sautoir alézé de sable, au chef d'azur chargé de trois coquilles de Saint-Jacques d'argent. »

Patrimoine

  • Église Saint-Jacques-le-Majeur (1843-1951)
    Jusqu'en 1843, les habitants de Wickerschwihr devaient aller à la messe de Holtzwihr. À cette date, la commune, devenue indépendante, décide la construction de sa propre église. La vente d'une coupe de bois extraordinaire, portant sur 4 hectares et 7 ares, soit le quart de la réserve de Wickerschwihr, est organisée pour financer l'entreprise. L'église est épargnée par la Première Guerre mondiale, mais fort endommagée entre 1939 et 1945 par l'armée américaine. La flèche du clocher, la chambre des cloches, la toiture du nef et du chœur ainsi que les piliers de grès soutenant le clocher à l'intérieur de la nef sont complètement détruits et rebâtis en 1951.
Le blason de Wickerschwihr
Eglise de Wickerschwihr

église de Wickerschwihr.


Wintzenheim

"Wingisheim" cité dès 786 a déjà été gîte d'étape à l'époque romaine, les restes d'une villa en témoignent. Le village, bien que fortifié avant 1275, n'a jamais reçu les privilèges d'une ville. Ce village de vignerons appartenait à l'Empire et en partie aux "Habsbourg", par le truchement de la seigneurie de Hohlandsberg. Au XVIème siècle, les Hospitaliers de Colmar (Chevaliers de Malte) possédait une importante propriété au centre de Wintzenheim. La grande maison, connue sous le nom de Château de Thurnburg. En 1853, la Thurnburg devint l'actuel Hôtel de ville. Dans la salle du conseil, des vitraux représentent les armoiries des propriétaires successifs de l'immeuble.

Patrimoine

  • Gîte d'étape romain (monument historique)
  • Château du Hohlandsbourg
  • Château du Pflixbourg et borne du château fort
  • Château de Thurnburg, mairie de 1597.
  • Bierkeller (coteau sud-est) : d'anciennes caves à bière construites en 1862 à l'initiative de brasseries colmariennes.
  • Usine d'impression sur étoffes
  • Usine Haussmann Frères.
  • Usine métallurgique au Lieu-dit La Forge
  • Ancienne taillanderie créé en 1840

Patrimoine religieux et cultes

  • église Saint Laurent, possédant notamment un orgue Merklin-Schütze de 1861.
  • Ancien presbytère datant du XVIIIe siècle.
  • Prieuré de clunisiens Saint-Gilles (monument historique)
  • Chapelle Herzog : les sculptures de cette chapelle néo-gothique (Monument Historique)
  • Chapelle Notre-Dame
  • Chapelle des Bois, sur les hauteurs du Rotenberg, ensemble constitué de 2 chapelles, de calvaires et d'oratoires. Les premières constructions dateraient de 1762.
  • Chapelle Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus de Wintzenheim.
  • Synagogue de 1870 (monument historique)
  • Cimetière juif.
Le blason de Wintzenheim
Eglise de Wickerschwihr

Wintzenheim


Zimmerbach

Le nom de Zimmerbach est mentionné pour la première fois en 1234 dans une lettre de Heinrich Von Thun, l’évêque de Bâle. Il fait référence à une localité formée autour d'une place forte construite par les Autrichiens pour protéger leurs frontières. Ce village construit autour du ruisseau du même nom appartenait, côté Wihr-au-Val aux seigneurs de Guirsberg et fut donné en gage en 1410 aux seigneurs de Ribeaupierre par Jean Guillaume de Guirsberg. L’autre partie de Zimmerbach, côté Turckheim, appartenait aux seigneurs de Hattstatt jusqu'à l’extinction des Hattstatt en 1585. Turckheim racheta cette partie nord du village en 1613. À la Révolution, un arrêté préfectoral réunit les deux parties du village, qui furent de nouveau séparés au début du XIXe siècle. Le 21 mai 1842, les deux parties furent définitivement réunies pour former un seul et unique village.

Patrimoine

  • L'église Saint-Georges-du-Sacré-Cœur construire en 187.
  • Chapelle du frère Sentzenbach : CDans la partie haute du territoire forestier de Zimmerbach en limite avec celui de Turckeim, la chapelle des Frères est un lieu de pèlerinage symbolique pour les habitants. La chapelle a été érigée en 1735 pour un ermite, le frère Sentzenbach. La chapelle fut détruite à la Révolution. En 1854, Marc Runecher, propriétaire d'une fabrique de tuile, fit reconstruire une chapelle plus grande en y fondant la pierre tombale du frère Sentzenbach dans le sol.
Le blason de Zimmerbach
Eglise de Wickerschwihr

L'église Saint-Georges-du-Sacré-Cœur de Zimmerbach/strong>



Office de Tourisme de Colmar et sa région

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Dimanche & jours fériés : 10h-13h

Vendredi saint : 10h-13h / 14h-17h
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25 décembre : 14h - 17h
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